Users est un documentaire présenté en première sortie française le mercredi 13 octobre. Le lauréat du Prix de la meilleure réalisation dans la catégorie “Cinéma du Monde” à Sundance a été réalisé par la cinéaste mexicaine Natalia Almada. Cette fresque poétique nous donne à voir les métamorphoses opérées par la technologie sur les espaces naturels. L’alternance d’archives personnelles de la réalisatrice et d’images d’installations technologiques nous font repenser notre rôle en tant qu’habitant d’une planète qui semble suffoquer sous le poids de notre présence. Les images au cadrage soigné et à la géométrie quasiment parfaite sont accompagnées par la voix off de Natalia Almada qui se présente comme la mère d’un petit garçon que l’on voit évoluer depuis ses premières heures jusqu’à ses premiers mots. Elle s’adresse à nous comme si elle décrivait notre présent dans la perspective d’un futur lointain. L’organique fait alors face à l’artificiel et semble nous mettre en garde sur la manière dont la technologie dans notre vie quotidienne.

Le ressenti du public :

En se rendant au cinéma, le public cherche toujours à être bousculé, et en ce qui concerne Users, les spectateurs n’ont pas été déçus et ils ont fait le plein d’émotions. Beaucoup se sont sentis chamboulés et ont vécu ce film comme une véritable remise en question. Certains utilisaient même cette expression très forte et très parlante “Je me suis pris une claque !”.

L’une des raisons de cette claque ce sont les images splendides de la nature et de notre monde, des images brutes qui explorent la beauté de chaque chose. Elles étaient prises très souvent en plan d’ensemble, donnant une impression d’immersion aux personnes présentes dans la salle.

L’autre raison de cette claque vient de l’émotion et  de la remise en question provoquées par les sujets abordés dans Users. En écoutant les gens bavarder à la sortie de la séance, on pouvait mesurer à quel point ce film les questionnait sur la surconsommation, sur la technologie et sur l’appropriation de la nature par l’être humain. Avec très peu de mots, la réalisatrice Natalia Almada a su mettre en lumière l’état actuel de notre monde et nous pousse à réfléchir au futur.

Côté technique, certains ont senti que le rythme du film jouait sur ce qu’ils ressentaient. Les images de pollution, de déchets et de technologies sont filmées en accéléré alors que les images de nature sont au ralenti. Ce contraste a vraiment touché les personnes présentes dans la salle.

En bref, le public présent lors de cette projection en est sorti changé et ne regardera sans doute plus notre monde de la même façon.

Emma Frétier et Emma Grimault

 

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