On croit souvent que son histoire commence avec celle de sa vie. La Vie d’Adèle

Mais la vie d’Adèle, la vraie Adèle, la comédienne bien sûr – le reste lui appartient et rien qu’à elle – la vie d’Adèle c’est aussi une formidable histoire de cinéma.

Celle d’une petite que l’on croit Orpheline. Qui grandit au coeur de cet autre hiver avec Les Enfants de TimpelbachNoureev, Sibyl et les autres. Toutes celles et ceux de La Rafle. Une histoire triste faite des démons et de diables : Les Cinq Diables.

 

Une histoire de rage aussi, car Adèle au cinéma, dans certains de ses films, c’est une vraie Tête de turc.

Elle est en permanence sur le Qui vive, mais de son Voyage vers la mère elle va Revenir plus Forte.

Adèle est toujours là où on ne l’attend pas. Vous pourrez par exemple la croiser souvent au stand de tir, Chez Gino. Elle fait des trucs étranges avec son révolver.

Sa passion pour les armes la conduira à effectuer un rapide passage à la BAC Nord où elle s’illustrera notamment par ses qualités de pilote.

Parmi ses innombrables talents, Adèle sait comme personne imiter le mouvement des Mandibules avec ses doigts.

Adèle nous emmène dans son cinéma, de manière toujours charnelle, de cette chair qu’autrefois on ne voyait que derrière un Carré blanc.

L’époque a changé. Heureusement. Le cinéma aussi. Mais Adèle, elle, ne change pas. Elle est Fidèle au cinéma et au public, elle l’est Éperdument.Et le cinéma comme le public le lui rendent bien.

C’est cela l’histoire d’Adèle au cinéma, tourner des scènes, “Making a Scene”, refuser de s’enfermer dans des boîtes, des “Boxes“, accepter d’être sombre ou de ne l’être plus, “I Used to Be Darker“, mais être toujours, toujours ce dernier visage qui nous accompagne à la sortie de salle : The Last Face.

Je vais vous dire ce que j’aime dans l’histoire de cinéma d’Adèle : c’est que dans chacun de ses rôles, elle laisse, comme elle le dit elle-même, Des morceaux de moi“.

Adèle elle ne fait pas de politique mais c’est pourtant une actrice politique : à chaque fois, à chaque rôle, elle est au coeur de la cité, de notre cité commune, et à la regarder nous raconter le monde, on se sent souvent un peu plus libre, un peu plus triste parfois, un peu plus rieur souvent ; à la regarder jouer, incarner, s’oublier, on se sent un peu plus libre, un peu plus grand, comme Les Anarchistes. La cigarette sans cravate, qu’on fume à l’aube démocrate …

C’est tout ça et encore plein d’autres choses Adèle, une rencontre comme on n’en fait qu’au cinéma. Mais le plus beau c’est qu’il n’est pas improbable qu’interrogée au sujet de tout cela, Adèle puisse se figer un instant et nous dire, à bout de souffle, comme en écho, que de tout cela, elle n’en a … Rien à foutre. Elle, elle fait juste du cinéma.

 

Adèle est “ex“, elle sort de nulle part et surtout de là où on ne l’attend pas, Adèle est rare, Adèle est art, Adèle est populaire, Adèle est ex, rare, art, populaire, Adèle est Exarchopoulos. Et elle sera présente, aujourd’hui à 14h30 pour une rencontre avec le public, au CYEL.

 

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Boîte noire : cet article s’appuie sur la filmographie cinématographique complète d’Adèle Exarchopoulos, puisée sur Wikipédia.

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