Cette édition du festival fait la part belle aux adaptations littéraires notoires. La preuve par trois.
Depuis les frères Lumière, qui, les premiers, adaptèrent Le Voyage dans la lune de Jules Verne, l’adaptation de romans au cinéma est un genre bien ancré. Citons notamment, Les Misérables (1907), Dracula (1922), Sherlock Holmes (1939) et L’Ecume des jours (1968). Ou encore, plus récemment, Shining (1980), Le Seigneur des anneaux (2001) et Harry Potter (2001). En plus d’éveiller l’intérêt des spectateurs ayant lu l’œuvre originale, l’adaptation permet à certains écrits d’être mis sur le devant de la scène et de susciter l’intérêt d’un plus large public. D’après Le Figaro, aujourd’hui « un film sur cinq est né d’un livre », ce qui montre l’attrait et la popularité de l’adaptation cinématographique. 
L’adaptation reste néanmoins un genre particulier au cinéma. Il ne repose pas sur un scénario inédit mais plutôt sur une reprise d’un texte maintes fois lu et découvert à travers le globe.  Fidèle à l’œuvre originale, ou s’en inspirant librement, l’adaptation reste une opportunité unique de voir l’imaginaire prendre vie. Et ce, même si c’est un sujet de débat qui en échauffe plus d’un. En effet, si certains les accueillent impatiemment, avec l’envie de découvrir leurs écrits favoris sur grand écran, les plus sceptiques restent sur leurs gardes face à cette nouvelle dimension donnée à des œuvres iconiques.
Cependant, quelles que soient les opinions sur le sujet, nombreux sont ceux à se laisser tenter par l’adaptation pour se forger ainsi un avis particulier sur la question. Et quoi de mieux que le Festival International du Film de la Roche-sur-Yon pour en avoir le cœur net et se laisser ainsi emporter dans les méandres de ces projections.
Illusions perdues
Ce film, inspiré du roman éponyme, du XIXe siècle, raconte le destin du jeune poète, Lucien de Rubempré. Une comédie de mœurs signée Balzac, adaptée par Xavier Giannoli dans laquelle on découvre l’ascension sociale fulgurante du jeune homme, dans le Paris du XIXe siècle. On va percer à ses côtés le secret des frasques et des illusions de cette époque placée sous le signe des ambitions déçues et des espérances trompées.
“La conscience, mon cher, est un de ces bâtons que chacun prend pour battre son voisin, et dont il ne se sert jamais pour lui.”
Honoré de BalzacIllusions perdues
Séance :
Mardi 12 octobre à 16h00 au Manège
En attendant Bojangles
Cette adaptation portée par Régis Roinsard, basée sur le roman du Nantais Olivier Bourdeaut, met en scène la vie d’une famille extravagante et improbable. Chaque membre évolue avec grâce et excentricité dans cette réalité tranchante qu’est la vie. On se laisse porter par cette comédie dramatique, qui n’est autre qu’une aventure pleine de fantaisie où l’on brise la frontière entre fiction et réalité.
“Donnez-moi le prénom qui vous chante ! Mais je vous en prie, amusez-moi, faites-moi rire, ici les gens sont tous parfumés à l’ennui !”
Olivier Bourdeaut, En attendant Bojangles
Séances :
Mercredi 13 octobre à 20h45 au Manège, en présence du réalisateur Régis Roinsard
Dimanche 17 octobre à 16h30 à L’auditorium Cyel
Zaï zaï zaï zaï
Cette comédie complètement décalée, inspirée de la fameuse bande dessinée de Fabcaro, retrace la journée plutôt atypique de “la cavale à pied d’un client de supermarché qui a changé de pantalon en oubliant sa carte de fidélité”. Chose à première vue anodine qui se transforme rapidement en une aventure désopilante et abracadabrante.
” Les filles, c’est papa… Écoutez, je ne rentrerai pas à la maison ce soir… et peut-être même pendant quelques jours… Vous avez peut-être déjà regardé les infos… Je veux que vous sachiez que votre papa n’est pas un bandit… ” Fabcaro-Zaï zaï zaï zaï
Séances :
Mercredi 13 octobre à 16h30 au Manège
Samedi 16 octobre à 16h00 à L’auditorium Cyel, en présence du réalisateur François Desagnat
Que vous connaissiez ou non ces œuvres, le festival international du film est là pour vous partager ces fantastiques adaptations enfin portées à l’écran. C’est le moment pour vous, d’aller savourer le mélange entre littérature et cinématographie. Et d’être transporté.e au fil de vos visionnages dans l’imaginaire.

 

Jody Filiol

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