Janvier 2020, le mois le plus chaud jamais enregistré 

L’année 2019 a été la deuxième année la plus chaude après 2016 jamais enregistrée à l’échelle mondiale. Et l’année 2020 va continuer dans cet élan de chaleur. Ce premier mois de l’année a battu un nouveau record mondial. Le service européen Copernicus annonce en effet que le mois de janvier 2020 a été le mois de janvier le plus chaud jamais enregistré sur la planète.
Dans de nombreux pays, les températures ont largement dépassé les moyennes de saisons. Selon Ouest-France, en Europe les températures enregistrées étaient de 3,1 °C supérieures à la moyenne de la période de référence 1981-2010. De plus, une partie de la Russie a même dépassé les 6 °C avec la période 1981-2010.
Ce changement de température est principalement dû à l’activité humaine et aux émissions de gaz à effet de serre que nous provoquons. Depuis l’ère pré-industrielle, la température de la planète a augmenté de plus de 1 %. Ces changements climatiques provoquent de lourdes conséquences. Par exemple, cela provoque une augmentation des risques naturels, comme nous avons pu le voir avec la gravité des feux qui ont couvert l’Australie.

Une invasion de criquets l’Afrique de l’Est
Des milliards de criquets se propagent en Afrique de l’Est et ravagent les cultures sur leur passage. C’est la pire invasion de ces 25 dernières années.
Des nuages impressionnants d’insectes parfois plus grands que la taille du Luxembourg ravagent les cultures en Somalie et au Kenya. Un seul essaim peut contenir 150 millions d’insectes et faire 2.400 km2. Les essaims peuvent détruire 400.000 tonnes de nourriture par jour car un criquet consomme l’équivalent de son poids en nourriture.
Les invasions de criquets sont fréquentes en Afrique cependant celle de cette année a pris une ampleur beaucoup plus importante. Les conditions climatiques dues au réchauffement climatique aggravent ce phénomène pourtant courant. En effet, selon SciencesPost, le réchauffement des eaux dans l’océan indien a favorisé la formation de cyclones tropicaux qui ont aspergé la côte et créé des conditions exceptionnelles pour la reproduction des criquets.
La FAO, l’agence des Nations-Unies chargée de l’alimentation a lancé l’alerte. Les cultures d’Afrique sont ravagées, les habitants se retrouvent démunis de toutes leurs cultures. Selon RTL, ce phénomène provoquera plus de morts que le coronavirus… cependant peu de médias l’évoquentr dans le monde.
La seule mesure jugée efficace consisterait à asperger les champs de pesticides, lorsque les criquets sont encore au stade de nymphe. Cependant, cette méthode est très néfaste d’un point de vue environnemental et ne résoud pas le problème des criquets qui ont déjà atteint le stade adulte.

Grève des éboueurs : une catastrophe écologique
Depuis le début de l’année, de nombreux salariés sont en grève contre la réforme des retraites. La grève des éboueurs a commencé le 23 janvier 2020 et depuis les sites d’incinération sont bloqués. Les ordures finissent enfouies dans le sol. Un désastre écologique.
Les incinérateurs sont bloqués depuis le 23 janvier, les déchets ne peuvent donc pas être détruits. Des montagnes de déchets s’accumulent dans certaines villes d’après France Info. Des camions sont alors affréter pour déplacer les déchets à l’extérieur de la ville pour qu’ils soient ensuite enfouis. Selon France Info, 5 000 tonnes de déchets sont enfouies chaque jour. Au total selon Le Point, 40 000 tonnes de déchets ont été enfouies à cause de la grève en Île-de-France.
Martial Lorenzo, directeur général du Syctom (agence métropolitaine des déchets), témoigne de ce désastre écologique. “On a déjà enfoui plus de la moitié de ce qu’on enfouit d’habitude en une année. Il y a l’impact écologique de l’enfouissement, et de tous les camions qu’il a fallu affréter pour transporter les ordures ménagères à 50 km de là.”

Salomé Bossart

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