La collapsologie, tiré de l’anglais collapse, signifie “ s’effondrer ”. C’est un milieu de recherche qui tend à étudier les éventuelles fins de notre monde. Cet ensemble de théories est considérée par certains comme une science, et comme une simple fiction pour d’autres. Tout le monde n’est donc pas tout à fait d’accord sur sa définition.

La collapsologie, c’est penser le moment où il n’y aura plus de ressources naturelles suffisantes pour combler les besoins de base en énergie, en vêtements ou encore en nourriture. Bien que cette idée ne soit pas très gaie, elle commence à émerger dans les discussions. D’ailleurs, aujourd’hui, certains jeunes qui militent pour la protection de l’environnement, ont peur pour leur avenir, au vu des dérèglements climatiques. D’autres, relativisent et dédramatisent. 

Que faut-il en penser ? Du côté de valeurs actuelles ou du journal le point, l’idée est plutôt de nier ses théories de la collapsologie et de discréditer ses principaux porte-paroles. On nie en bloc : de toute façon, le progrès nous sauvera ! Bonne communication ou non, ils s’accordent à confondre les « collapsologues » avec les « climatosceptiques », leur collant l’étiquette de pseudo-prophètes, qui font fi de la science pour déterminer le futur. En diabolisant les intéressés à ce sujet, les journalistes stérilisent le débat, ne se concentrant pas sur les données scientifiques, mais sur l’âge de Greta Thunberg… Du côté de Libération ou Médiapart, l’heure est à la prise de recul. Si des chiffres-clés nous indiquent que notre société pourrait s’effondrer, cela ne veut pas forcément dire qu’elle va le faire. 

Aujourd’hui, l’Homme représente 0,01% des êtres vivants sur terre, mais est responsable de la mort de 85% d’entre eux. Nuancer les études de ce sujet, mais aussi se prêter au jeu de la résilience, et, de surcroît, parvenir à accepter cette éventualité dramatique pour rebondir dessus. C’est ça, le rôle des « collapsologues ». Pour ne citer qu’Aurélien Barrau, astrophysicien et chercheur au CNRS : « Nous nous devons par rapport à tout cela de repenser complètement notre vision du monde, de revoir intégralement notre système économique et notre vision du développement… Expérimenter d’autres « modèles », davantage en « symbiose » avec le Vivant est une solution non-négligeable, parfaitement et audacieusement réalisable et assurément vitale. C’est ce que je préconise : essayer « autre chose… » À bon entendeur.

Corentin Devernois

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