Cette liste est pour les réticents, ceux qui n’ont jamais sauté le pas de venir au Festival International du Film ; elle est aussi pour les habitués, ceux qui aimeraient convaincre les sceptiques.

Le Festival International du Film de La Roche-sur-Yon, c’est donc :

1) Une opportunité en or pour une ville de moins de 55 000 habitants. Nombreuses sont les villes dont la population est bien plus élevée qu’à La Roche-sur-Yon et qui ne proposent que peu d’activités et d’événements. Les yonnais, et plus largement les vendéens, ont la chance d’avoir pendant une semaine un festival où sont diffusées des premières françaises telles que El prófugo, mais également des films nommés dans les plus grands festivals de cinéma européens. Elio Germano, qui incarne le peintre Antonio Ligabue dans le film Volevo Nascondermi, a par exemple été récompensé d’un Ours d’argent du meilleur acteur à la très renommée compétition de la Berlinale. Si comme moi il vous tarde de découvrir ce talent, n’hésitez pas à prendre votre place pour la séance de demain soir au Cyel !

2) L’occasion de rencontrer des acteurs connus et reconnus. Je vous avoue qu’étant titulaire d’un baccalauréat littéraire, pouvoir assister à la venue de Lambert Wilson à LRSY l’année dernière a été un véritable bonheur. Cet acteur, à la carrière plus que complète, a en effet jouer un rôle important dans La Princesse de Montpensier, film adapté du roman éponyme de Madame de Lafayette et bien évidemment au programme de terminale littéraire. C’est une merveilleuse coïncidence que l’année suivant mon bac, l’acteur qui m’a fait aimer ce livre un peu daté (n’ayons pas peur des mots !), accepte de participer à un festival dans la ville où je faisais mes études. Et, on ne va pas se mentir, c’était aussi jouissif de rendre jaloux mes anciens camarades grâce au selfie obtenu lors de son passage !
Sur l’édition de cette année, c’est Éric Judor qui nous a fait l’honneur de sa présence. Lui qui a côtoyé Ramzy Bedia, Quentin Dupieux et même l’internationalement connu Jim Carrey, a pris de son temps pour rendre visite aux Yonnais. Même en cette période compliquée de confinement et de limitation des déplacements, même avec son agenda surchargé et ses multiples activités d’acteur et de réalisateur, Éric Judor a tout de suite répondu présent à l’invitation du Festival. Photos, interview, discussion : c’est avec son humour légendaire qu’il a ravi les personnes qu’il a croisées. Je ne sais pas vous, mais moi j’ai hâte de connaître les invités de 2021 !

3) L’ouverture d’esprit et l’éveil culturel. Comédies, films d’espionnage, séries, films d’animation, films courts, et j’en passe : le Festival International du Film de la Roche-sur-Yon est un éloge à la diversité. Les spectateurs ont la possibilité de découvrir un large panel de genres, du polar angoissant à la comédie intimiste en passant par le blockbuster qui vous scotche au fond de votre siège, et tout cela condensé en une (palpitante) semaine seulement. Peu habituée aux films documentaires, j’ai eu le plaisir de découvrir ce genre au travers d’un film très authentique, The Mole Agent. Le Festival International du Film c’est également l’occasion d’aller un peu au musée : chaque année les organisateurs mettent en avant l’oeuvre d’un artiste en lien avec la programmation. Cette année, c’est à Antonio Ligabue que l’on rend hommage dans une l’exposition « Hors-Cadre » que vous pourrez visiter jusqu’au 14 novembre. Un bon moyen de développer son amour pour la peinture, entre deux films.

Angèle GUILLAUMIN

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