Alors qu’elle subit une énième journée de travail dans les cuisines d’un grand hôtel, où elle est constamment confrontée à la masculinité toxique de chefs hautains et de son patron cruel et abusif, Ana se retrouve prise au piège au cœur d’une violente tempête. À son réveil, elle constate qu’elle a atterri sur une île paisible habitée par trois autres jeunes femmes mystérieuses. Ces dernières, qui trafiquent les signaux radios pour conduire les marins dans les tempêtes, comme les sirènes de l’Odyssée, vont la convaincre de prendre part à leur guerre contre les hommes.

Mayday est un film unique en son genre. Pour celles et ceux qui découvrent l’univers de Karen Cinorre, le passage à cette nouvelle dimension métaphysique peut être plutôt déroutant, voire rebutant. Néanmoins, ce long-métrage est un véritable chef-d’œuvre tant il accumule habilement les références mythologiques et cinématographiques : Alice Au Pays Des Merveilles, Le Magicien D’Oz … En créant ce groupe de filles déterminées à anéantir toute forme de masculinité, la réalisatrice revisite avec brio le mythe de la sirène tout en faisant passer au spectateur un message important de sororité et de féminisme.

En bref, Mayday est un film agréable à voir à condition d’accepter de se détacher des nombreux questionnements qui peuvent envahir votre esprit au fil des scènes. Pour faciliter ce lâcher prise, n’hésitez pas à vous laisser porter par les paysages somptueux et l’ambiance si particulière, qui constituent le véritable fil rouge du film.

Crédit photo : site officiel du Festival International du Film de La Roche-sur-Yon

Laura Orieux

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