[#Nous avons vu] Papaya, à la découverte du monde !
Papaya, film de la sélection scolaire et familiale du festival international du film 2026, est le premier long métrage de la brésilienne Priscilla Kellen. Ce film plein de couleurs mais aussi très engagé, a su transporter le jeune public en dépit de l’absence de parole.
Le 12 octobre 2026, au manège, a eu lieu l’unique diffusion du film d’animation Papaya pour sa première française. La diffusion qui s’adressait en priorité aux groupes scolaires, était tout de même ouverte au grand public. Dans la salle, parmi le public, environ trois classes de maternelle étaient présentes ainsi que leurs accompagnateurs. Le long-métrage propose différents mondes et plusieurs niveau de lecture.
Monde de pédagogie
Le film d’animation raconte l’histoire d’une petite graine de papaye curieuse du monde qui l’entoure. Voulant le découvrir, elle refuse de s’enraciner et commence à voyager dans la forêt amazonienne avant de se retrouver dans une usine humaine de sur-consommation. Lors de son périple, la petite graine découvre l’évolution : comment une graine devient un arbre ou encore comment un œuf devient un insecte. Le tout étant dans une forme artistique colorée, musicale et avec une pointe d’humour auquel le jeune public présent a été très réceptif. S’émerveillant, riant, les interactions des élèves montraient l’intérêt et la compréhension du film .
Monde de revendications
Bien qu’étant un film d’animation visant un public jeune, Papaya porte un message fort : celui de la sensibilisation aux problèmes écologiques. Le passage dans l’usine est particulièrement marquant, environnement sombre, musique inquiétante, graphisme plus pointu, le changement d’atmosphère presque brutal met en évidence l’importance du message et l’urgence de la situation. Avec un message aussi fort, universel et d’actualité, Papaya devrait toucher tous les publics sans limite d’âge.
Monde de réalité
A la fin du film, la graine sauve le monde et la nature reprend le dessus, sans être formaté par l’Homme. Une fin qui véhicule de l’espoir mais aussi un message : la nécessité d’agir.
La réalité s’impose dans le film et permet d’impliquer le spectateur. Certains éléments d’animation sont remplacés par de véritables images, comme les fraises et certaines fleurs, afin de rappeler que la lutte n’est pas que du côté de la graine de papaye, mais aussi de celui des spectateurs. Le film, malgré ses couleurs vives et sa fantaisie, rappelle qu’il n’est pas que fiction. Ce long métrage permet d’éveiller certains à l’écologie, mais aussi d’éduquer d’autres à l’action et à l’engagement.
Maelys Martin
Envoyée spéciale au Festival International du Film de La Roche-sur-Yon