Il y a plus de deux semaines déjà, le dimanche 1er décembre au soir, le Fuzz’Yon nous a permis de vivre une expérience inédite en mettant en avant un groupe mythique du gospel américain, the Como Mamas, venant tout droit du Mississippi d’un petit village nommé Como !

©Louise Dubot

Mais d’où vient le gospel ?

Le terme “gospel” vient du vieil anglais godspell qui signifie “évangile”. Il renvoie au Nouveau Testament et fait référence à une renaissance, notamment liée à l’émancipation des esclaves.

Le gospel, ou tout du moins ce qui en est à l’origine, naît avec l’arrivée des esclaves sur le continent américain. De part leur condition et leur domination imposée, mais surtout du fait qu’ils soient totalement coupés de leurs racines, leur culture et leurs pratiques s’évaporent. Ils sont donc amenés à recréer des liens communautaires, notamment à travers des biens immatériels : croyances, prières, musique avec les chants de travail. Ces chants sont à l’origine des negro spirituals, musique vocale sacrée chantée par les esclaves noirs aux États-Unis dès le XVIIIe siècle au milieu des champs de coton et en lien avec le développement des Églises noires. Ils mènent ensuite vers les gospel hymns au XIXe siècle, qui se rapprochent tout doucement du gospel comme on peut le définir traditionnellement.

Dans les années 1870, la pratique de ces chants se fait de manière plus marquée avec des instruments comme l’orgue, mais surtout avec le claquement des mains ou encore le mouvement des corps.

La musique gospel se développe particulièrement au XXe siècle, notamment dans certaines églises évangéliques comme les églises baptistes et pentecôtistes afro-américaines. Les gospel hymns deviennent des gospel songs, qui se traduisent par des bases simples mais également sophistiquées.

L’émergence définitive du gospel se fait avec l’émancipation récente des Noirs et est l’expression d’une souffrance générale de ces derniers. Elle est alors considérée comme une révolte musicale face à une Amérique raciste.

Dans son évolution, l’intervention de plus en plus d’instruments se ressent ainsi que le fait qu’elle fasse plus souvent référence aux Évangiles, c’est à dire à Jésus Christ et aux apôtres, et se démarque à ce moment des negro spirituals qui s’inspiraient plutôt de personnages de l’Ancien Testament.

Le genre musical du gospel s’est depuis diversifié et développé dans d’autres cultures et langues.

©Louise Dubot

 

The Como Mamas dans une interprétation moderne du gospel, mais authentique à la fois !

“Une ambiance chaleureuse s’est installée dès l’arrivée des chanteuses. Ils nous ont proposé une représentation incroyable du gospel, dans un environnement plus moderne que les églises dans lesquelles sont interprétées traditionnellement ces chants évangéliques, mais arrangée de manière à nous faire voyager dans leur pays, leur région et leur culture. Une expérience émotionnelle forte que je ne risque pas d’oublier de si tôt.” Louise

“The Como Mamas portent bien leur nom et nous offre un moment privilégié, chaleureux, envoûtant avec des voix qui portent un message d’amour, à travers des chansons traditionnelles qui nous transportent en Amérique. Des solos magnifiques et émouvants. Une belle découverte.” Franck

©Louise Dubot

Louise Dubot

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