Le Saveurs Jazz Festival (49) : interview de Kyle Eastwood 5TET

Le jeudi 5 juillet, lors de la soirée d’ouverture du Saveurs Jazz Festival, j’ai pu interviewer l’une de leurs têtes d’affiche : Kyle Eastwood 5TET.  Il s’agit d’un groupe de musiciens qui partagent la même vision et le même amour de la musique et jazz. Il est composé du leader contrebassiste et bassiste, Kyle Eastwood, du batteur, Chris Higginbottom, du pianiste, Andrew McCormack, du trompettiste, Quentin Collins et du saxophoniste, Brandon Allen. Ils ont sorti leur nouvel album appelé « In Transit » en octobre 2017, un jazz free bop, ou post bop, énergique à la fois déjà classique et novateur, dans la lignée de leurs explorations de toujours. Ils commencent leur tournée estivale par le Saveurs Jazz Festival à Segré-en-Anjou-Bleu (49).

© Laëtitia Renier

L.R. : Pourquoi avez-vous accepté de vous produire ici, au Saveurs Jazz Festival ?

K.E. : (Rires) Et bien,  ils m’ont demandé ! (Rires) Ils étaient très polis et j’ai déjà entendu parler de ce festival auparavant, je pense que j’ai des amis musiciens qui ont déjà joué ici. C’est notre premier concert de la tournée estivale.

L.R. : Que pensez-vous du système des deux scènes, avec une en accès libre et l’autre en accès payant ?

K.E. : C’est sympa, ça rassemble les personnes et ça les expose à la musique. C’est sympa d’avoir des concerts gratuits et d’inviter différents artistes de styles différents. C’est toujours bien d’avoir plus de musique dans les festivals, d’encourager les festivals de musique en France.

L.R. : Si vous ne deviez garder qu’une chanson de votre nouvel album, laquelle ce serait et pourquoi ?

K.E. : Une chanson de mon nouvel album ? C’est une bonne question ! (Rires) Je réfléchis ! J’aime la version que nous avons faite de « Boogie Stop Shuffle »;  j’aime certaines chansons que j’ai écrites,  mais cette chanson a été composée par Charles Mingus et c’est un de mes artistes favoris. J’aime la façon dont nous l’avons jouée ensemble, je pense que l’interaction du groupe était plutôt bonne sur cette chanson, et nous avions un invité spécial, Stefano Di Battista (saxophoniste italien). J’ai un bon feeling pour ce morceau.

L.R. : Que préférez-vous entre la création/l’enregistrement et la performance sur scène ?

K.E. : Jouer en live est le plus fun, c’est un peu la partie magique de la musique. J’apprécie le travail en studio, écrire des musiques pour des films. Mais je pense que jouer avec des musiciens en direct est le plus gratifiant.

L.R. : Et vous pouvez observer la réaction du public en direct.

K.E. : Oui,  la réaction spontanée;  même si le groupe joue très bien, si la réaction du public est bonne cela nous encourage à jouer encore mieux. On se nourrit de ça, c’est la chose la plus satisfaisante musicalement.

L.R. : D’où vous vient votre amour du jazz ?

K.E. : Initialement, probablement de mes parents. Ma mère et mon père sont des grands fans de jazz, ils aiment toutes sortes de musique mais c’était surtout le jazz qu’ils écoutaient. Donc j’en ai écouté beaucoup quand j’étais très jeune et ils m’ont aussi emmené dans des festivals comme ici pour écouter la musique. J’ai grandi près de Monterey en Californie et il y a un très vieux festival de jazz;  mes parents ont commencé à m’y emmener quand j’avais environ 9 ans.

L.R. : Donc, vos parents vous encourageaient à vous  épanouir dans votre carrière musicale ?

K.E. : Oui. Mon père joue du piano et ma mère en joue aussi un peu, ils m’ont toujours encouragé à jouer si je le voulais. Quand j’ai décidé de devenir musicien, ils m’y encourageaient, du moment que je le faisais de manière sérieuse. Mais je pense qu’ils auraient été là pour moi,  peu importe ce que je décidais de faire. Mais ils aiment tous les deux la musique,  donc ça aide ! (Rires)

L.R. : Je sais que vous avez étudié le cinéma, cela vous a-t-il aidé dans votre carrière musicale ?

K.E. : Je suppose que j’écris la musique d’une manière cinématographique, j’ai regardé beaucoup de films et j’ai écouté beaucoup de musiques de films. Certaines personnes disent que j’écris de la musique qui semble être très visuelle, ce n’est pas quelque chose que je fais consciemment, mais je suis probablement influencé.

© Laëtitia Renier

 

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Propos recueillis et traduits par Laëtitia Renier