[#Cadavre exquis] Mardi. Le Dernier Voyage

Un jour au festival. Des films. Une histoire.
Chaque matin, sur le principe du cadavre exquis, découvrez en une histoire courte, la programmation des films de la journée
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Il était une fois Le Père Tranquille, qui effectuait différents Voyages autour du monde. En attendant le bonheur il s’est donné Carte blanche quant à ses destinations, allant là où le vent le mène. Et il fait bien, car à chaque fois (Everytime) il est époustouflé par les lieux et paysages qui s’offrent à lui.
Avec son chat Mouse et son chien Artou, ils sont maintenant en direction du Burgundy, afin d’aller visiter un temple appelé Ma maison verte. Une légende plane au-dessus de ce lieu, ce qui intrigue ce cher monsieur, d’où sa présence en cet endroit. On raconte que Les Petites Bêtes de Lena propagent un virus nommé River Dreams. C’est un hallucinogène fabriqué à partir d’une fleur, la Rose of Nevada, malheureusement mortelle pour l’homme.
Sur le chemin, Le Père Tranquille et ses compagnons poilus font une rencontre avec Nino, un voyageur, lors d’une randonnée sur Le cheval de Turin, nom du dernier sentier avant le temple. Artou s’agite et aboie sur Nino, signe d’un malaise ou d’un danger. Et en effet, ce voyageur parait désorienté. « Je voix des immeubles tomber comme la foudre, je vois des immeubles tomber comme la foudre » répète-t-il en boucle, avant de lui-même tomber au sol.
Soucieux de son état, Le père tranquille fait rapatrier Nino jusqu’à l’hôpital de la ville la plus proche, Timbuktu, où la Naza, une unité médicale spécialisée dans la contamination par poison, va le prendre en charge. Ne sachant pas comment réagir, il décide de rester au chevet de sa nouvelle connaissance, en venant lui rendre visite tous les jours.
Il en profite alors pour Changer l’eau des fleurs qu’une dame apporte de temps en temps. Elle s’est présentée comme étant la femme du malade, mais malgré tout Monsieur Tranquille a eu un coup de foudre. Le Corset rouge et brodé d’or qu’elle porte souvent occupe toute ses nuits, il n’en dort plus (Sleep no more). Ses réflexions nocturnes finissent par le mener à une conclusion : « Je mérite une amante dont chaque éveil fait galoper des destins de feu à travers les cieux » (I deserve a lover whose every rise setsfiery dooms racing across the skies) se dit-il.
Afin d’essayer de l’oublier, il finit donc par reprendre sa quête au temple de Ma maison verte. En approchant, perdu dans ses pensées, et malgré les miaulements et aboiements de Mouse et Artou, il ne voit pas Les Petites Bêtes de Lena qui s’approchent déjà pour l’empoisonner. Quand il s’en rend compte, il est déjà trop tard. Lorsqu’il sent le poison se diffuser en lui et la vie le quitter, ses dernières pensées sont pour ses animaux : « que vont-ils devenir sans lui au milieu de nulle part ? »  et pour sa famille ? Elle est à l’autre bout du monde, et il se demande dans son dernier souffle : « si je pars est-ce qu’ils me regretteront ? » (If i go will they miss me).
Ainsi s’achève la vie du Père Tranquille, tout comme son voyage autour du monde.

 

Manon Bellanger
Envoyée spéciale au Festival International du film de La Roche-sur-Yon